Politique RSE du groupe Upcoop : Allier performance durable et impact positif

Les grandes transformations économiques, sociales et environnementales obligent les organisations à repenser leur façon de créer de la valeur.
Croissance, attractivité employeur, transition écologique, cohésion sociale : ces enjeux ne s'opposent plus. Ils doivent désormais progresser ensemble.
Les évolutions de la législation ont transformé la RSE (Responsabilité sociétale de l’entreprise) en levier beaucoup plus stratégique.
Au sein de Upcoop, la RSE est un véritable levier de performance par nature et par choix. « La RSE n'est pas un supplément d'âme pour Upcoop », résume Estelle VERDUREAU, Directrice RSE, Marque et Identité du groupe Upcoop et déléguée générale de la Fondation Upcoop, « elle fait partie du projet stratégique de l’entreprise ».
Le premier rapport de développement durable du Groupe remonte à 2009. Le modèle coopératif et le statut d’entreprise à mission de la maison mère ont depuis renforcé cette trajectoire. En 2025, Upcoop a franchi une nouvelle étape en publiant volontairement son premier reporting de durabilité conforme à la logique de la CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive), malgré le report de l’échéance réglementaire. Une manière de transformer les exigences extra-financières en outil de pilotage, mais aussi en facteur de confiance auprès des clients et partenaires, comme nous l’explique Estelle VERDUREAU.
Comment la RSE contribue-t-elle concrètement à la performance de Upcoop ?
Une performance n’est durable que si elle est utile, responsable et partagée. Cette logique est d’abord présente dans notre métier : nos solutions soutiennent le pouvoir d’achat de 20 millions de bénéficiaires partout dans le monde, tout en contribuant à l’économie et à la vitalité des territoires.
Elle se mesure à travers des évaluations externes. Onze de nos filiales sont évaluées par EcoVadis, dont deux avec une médaille Platinum et six avec une médaille Gold. La Tunisie est labellisée engagé RSE par AFNOR. L'Impact Score de la maison mère atteint 95/100. Ces résultats comptent également dans la relation commerciale.
Les normes ESG (Environnement - Social - Gouvernance) sont en effet devenus un critère d’accès au marché, un facteur de différenciation et de confiance, de plus en plus présent dans les notes techniques des appels d’offres. L’enjeu étant de regarder au-delà du prix avant de choisir son fournisseur. Sur certains appels d’offres de grands comptes, les critères RSE peuvent représenter jusqu’à environ 30 % de la note globale.
Votre modèle coopératif change-t-il votre façon d'aborder la RSE ?
La RSE est l’expression de notre modèle. En tant que société coopérative et participative (Scop), Upcoop appartient à 100 % à ses salariés-sociétaires. Ils détiennent le capital et participent aux décisions selon le principe démocratique « une personne = une voix », dans une vision de long terme et en adéquation avec les valeurs de l’Economie Sociale et Solidaire (ESS) à laquelle nous appartenons.
Ce ne sont pas des actionnaires de « passage » qui déterminent la trajectoire et les choix stratégiques du groupe.
Notre statut d’entreprise à mission prolonge cette logique. Nos objectifs sociaux et environnementaux sont inscrits dans nos statuts et notre raison d’être « Coopérer pour un pouvoir d’achat à utilité sociale et locale » traduit notre ambition. Nous sommes par ailleurs la première Scop à mission en France.
Pourquoi avoir publié volontairement votre reporting de durabilité ?
Nous avons voulu anticiper plutôt qu’attendre et au-delà, affirmer une conviction : Notre politique RSE est un levier de confiance, de différenciation et de performance durable, pleinement alignée avec notre modèle coopératif.
La publication du reporting de durabilité 2025 répond également à une volonté de transparence, mais cette transparence devient aussi un avantage dans nos relations avec nos clients, partenaires et autres parties prenantes, qui nous demandent de plus en plus de preuves de nos engagements ESG.
Pour ce premier exercice, nous avons concentré le reporting sur trois normes européennes correspondant à nos enjeux les plus matériels : ESRS E1 sur le changement climatique, ESRS S1 sur les effectifs de l’entreprise et ESRS G1 sur la conduite des affaires. L’objectif est de sortir du déclaratif. Nos données sont structurées, mesurées et le reporting a fait l’objet d’un examen par un organisme tiers indépendant.
Qu’est-ce que cette démarche apporte aux clients dans leurs propres politiques d’achats responsables ?
C’est un cercle vertueux. Lorsqu’un client choisit un fournisseur qui a déjà structuré ses engagements, ses indicateurs et ses preuves ESG, il sécurise aussi une partie de sa propre chaîne de valeur. Nos données peuvent alimenter ses propres reportings et/ou réponses aux appels d’offres.
Cela lui apporte davantage de lisibilité sur les pratiques de son partenaire et permet de mieux maîtriser les risques associés à ses achats. Nous pouvons présenter des preuves vérifiables : reporting aligné sur les ESRS, évaluations EcoVadis, labels AFNOR ou encore adhésion au Pacte mondial des Nations Unies en 2026. Notre démarche est utile, mesurable et sécurisante.
Et pour une PME qui n'est pas directement concernée par la CSRD ?
Attendre c’est déjà prendre du retard. Les demandes ESG se diffusent déjà dans les chaînes de valeur, même si la CSRD est reportée à 2028. Une PME peut être interrogée par un grand client sur son empreinte carbone, ses pratiques sociales ou ses fournisseurs, même lorsqu’elle n’est pas elle-même soumise aux mêmes obligations de reporting. Anticiper, ce n’est pas subir une contrainte : c’est être en maîtrise plutôt que dans l'urgence et transformer une obligation future en levier.
Il n’est pas nécessaire de tout traiter immédiatement. Une entreprise peut commencer par identifier trois à cinq enjeux prioritaires, fixer des objectifs et suivre quelques indicateurs pertinents. Sur l’environnement, cela peut être la trajectoire carbone ou l’énergie ; sur le social, l’égalité professionnelle, la formation ou le dialogue social ; sur la gouvernance, l’éthique ou les achats responsables.
Comment concilier ces ambitions avec les contraintes budgétaires ?
Il faut intégrer la RSE dans les décisions de l’entreprise plutôt que de la considérer comme une ligne budgétaire supplémentaire. La question porte aussi sur la valeur créée, les risques évités et les marchés auxquels ces engagements permettent d’accéder.
Cette approche suppose de prioriser. Quelques enjeux forts, des actions concrètes et des indicateurs permettent déjà de progresser. Lorsqu’une entreprise sélectionne un partenaire, elle peut appliquer la même logique : regarder au-delà du prix et demander des éléments tangibles sur la trajectoire environnementale, les pratiques sociales, les labels ou les audits réalisés.
Pour Upcoop, cette culture de la preuve et des garanties opposables permet de faire de la RSE un outil de décision et de performance dans la durée. Une approche désormais présentée dans son nouveau site ESG, structuré autour des trois piliers Environnement, Social et Gouvernance.

























